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07/03/2016

Quelque part au coeur de la tempête 1/2

J'ai longtemps réfléchi si je voulais écrire ou non ce billet. Et puis comme écrire c'est une sorte d'exutoire pour moi je me suis dis "fais le".

Je suis actuellement en plein dans la tempête, il y a encore à peine une semaine j'étais dans l'oeil du cyclone.

En 48h j'ai cru perdre un membre de ma famille, j'ai "perdu" tout espoir en a la personne avec qui j'étais et mon corps a lâché.

Du coup un retour en arrière s'impose. Il y a 10 mois j'obtenais mon BP JEPS AGFF mention C&D au prix d'une année de privation, et surtout une putain d'année laborieuse. Je n'ai sur ce point aucun regret, cette décision fut probablement la meilleure de mes décisions jamais prises. Mais cette année aura été exténuante.

Partir de rien sans aucun soutien, car du soutien de la part des miens je n'en ai pas. Ma famille c'est mes amis.

Et puis novembre est arrivé et cette terrible nuit. Le chagrin, la perte d'un être cher, celui de celle que j'ai toujours considéré comme ma petite soeur, celle avec qui je me suis souvent engueulée mais toujours réconciliée. Je crois que aujourd'hui je l'admire, sa force me dépasse.

Cette spirale infernale qui a débuté ce 13 novembre n'a eu de cesse de s'amplifier.

La rencontre avec la mauvaise personne, le mauvais gars, ce trou noir qui vous absorbe toute votre énergie mais qui arrive dans votre vie au moment précis ou vous avez besoin de lumière et d'affection. On ne le voit jamais venir parce que c'est tellement plus facile de s'accrocher et d'y croire que de se dire que ce n'est pas quelqu'un pour vous.

Les semaines passent et on sent bien que nos forces vitales s'amenuisent mais encore une fois il y a ce déni.

Janvier passe des décisions sont prises. Me lancer comme indépendante à 100% et quitter le poste que j'occupais au sein d'un club. Les raisons sont variées mais la principale demeure mon envie de donner le meilleur de moi même à mes coachings et non brasser de la masse en club sans objectif précis et puis surtout sans humanité, ce dont je suis absolument incapable. j'ai envie de m'impliquer avec chaque personne, ce lien unique que je sens et qui m'apporte tellement. C'est stressant, très stressant… 

Mi février alors que je croyais que les pièces du puzzle se remettaient en place doucement tout se casse de nouveau la figure : l'hospitalisation d'un proche suivi d'une nuit de cauchemar ou j'ai eu cette soudaine prise de conscience que je compare plus précisément à un instinct de survie de le quitter ou plus exactement de partir un matin en douce car je suis juste incapable de l'affronter et que la fugue est mon seul recours.

La période qui a suivi est chaotique, elle a été très dure humainement et physiquement. 

J'ai perçu chez des gens que je pensais proches de moi de l'incompréhension face à mon désarroi, sauf que je suis une hypersensible donc mon désarroi n'est ni simulé ni intensifié. Il est présent. Oui mais voilà, c'est dur de dire aux gens que vous avez plongé pour la mauvaise personne jusqu'à en oublier votre propre personnalité. Les gens quand ils ne comprennent pas ils préfèrent rester dans leur bulle que de prendre le risque de vous voir ainsi. C'est bête mais c'est une réaction comme les autres. Et pourtant le constat est là j'en ressors avec cette sensation d'être une carcasse vide.

Chaque jour qui passe je suis plus que jamais convaincue que ce métier est le mien, que mon humanité est ma force en tant que coach et ma fragilité en tant que femme mais je n'envie en aucun cas ceux qui ne savent pas ce que c'est de vivre les émotions et des les vivre intensément.

J'ai découvert durant cette période des personnes extraordinaires qui n'ont eu de cesse de m'entourer, des gens qui ne cherchaient pas à me secouer mais qui m'ont tendu la main sans crainte de me voir pleurer. Chaque coaching ( que je ne cite pas car si ils lisent cela ils vont se reconnaître car ils sont tous concernés) m'a apporté un bienfait énorme.

 

J'ai 36 ans, j'ai changé de métier à 34 ans sans que personne ne soit là le soir en rentrant pour me dire "ça ira", j'ai encore l'impression de grandir et d'apprendre. Je réalise que je n'ai aucun soutien de ma famille, je le savais déjà mais en prendre conscience est une nouvelle étape. Difficile à digérer mais tout passe avec le temps.

Je suis une fille drôle, énergique et bosseuse. Je suis aussi une personne emphatique, naïve et très sensible. Je n'ai pas envie de me blinder et de ne pas croire en l'autre. Je ne changerai pas cela.

J'ai autour de moi des personnes juste géniales et j'entends par là pas spécialement des gens que je connais depuis très longtemps mais plutôt des personnes que j'ai pas vu depuis longtemps et qui ont perçu que cette période était plus que douloureuse et qui ont aussitôt pris des nouvelles.

Ca fait du bien, d'écrire, ça soulage et surtout ça permet de poser les choses de façon claire et précise.

Je vais avoir 37 ans cette année, je suis une célibataire à Paris et je fais ce que j'aime. C'est déjà un bon point de départ pour repartir sur des bases saines.

Commentaires

Keep fighting Milady. On ne se connait pas mais ton parcours est une source d'inspiration et de motivation :)

Écrit par : Panda | 08/03/2016

Tu es forte, tu le sauras toujours.
Même sit u en doutes parfois, tu es une personne pleine de ressources... Ne lache/baisse jamais les bras...
Des torturés, des "tortureurs" il y en a énormément,... Et je sais que tu as cette capacité a te relever! Tu es notre chat a nous... (X vies) tu te releveras encore et encore.

Bisous ma belle.

Écrit par : Nanouche | 14/03/2016

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