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13/03/2016

Step by step

 

Aujourd’hui, j’avais mon premier rendez-vous, mon premier rendez-vous depuis…

J’ai accepté, tu penses : on m’invite à bruncher ça me change de l’autre qui ne m’invitait que le soir pour trinquer et être sur que j’allais dormir chez lui après.

Un rendez-vous en pleine journée voilà que je n’ai pas connu depuis un bail.

Alors j’ai dit oui mais ce matin au réveil j’étais angoissée, tétanisée et je réalise que j’ai peur, peur de ne pas être en sécurité. Tout mon chagrin des jours passés refait surface, j’ai vécu un tel ascenseur émotionnel pendant 3 semaines que je perçois mon corps qui tremble.

Tout semble si fragile autour de moi, mon petit cocon que je reconstruis jour après jour.
J’ai dépassé le stade du chagrin, j’ai démarré celui de la culpabilité.

La honte, celle de s’être laissée entrainé dans une telle relation et je me demande comment j’ai pu être aussi stupide, pourquoi je n’ai pas fui ? Réaliser qu’on s’est fait avoir est une chose, le dire à son entourage est autre chose. J’ai commencé et à chaque fois je m’effondre en larmes.

Cette relation a laissé des traces, elles ne se voient pas en apparence mais wowwwww elles sont profondes.

Je me sens telle une petite fille apeurée qui va être passée au peigne fin en allant à ce rendez-vous. Jusqu’à la dernière minute j’ai envie d’annuler et juste de faire demi-tour.

J’y vais pour me faire violence en fait, pour me brusquer.

 

Il est vraiment gentil, je réalise que je ne suis absolument pas habituée à cela. C’est drôle car il a du sentir ma crainte, il a juste effleuré mon épaule en traversant la rue et j’ai sursauté, il s’est excusé. Je ne supporte pas le contact, je n’arrive pas à laisser la moindre ouverture parce que j’ai trop peur de tomber sur quelqu’un qui va encore me briser.

 

Je tiens bon, je passe 2h à échanger mais j’ai qu’une envie c’est de rentrer dans mon périmètre de sécurité.

Je suis rentrée, je suis fière de ce premier grand pas.

 

Demain je démarre une nouvelle semaine de boulot et je sais que de ce côté là je suis en béton armé, je vais avoir ma casquette de coach sportif et avec elle rien ne peut m’atteindre parce que j’aime ce que je fais et que je le fais vraiment bien. Sous cette carapace il y aura la femme fragile certes mais qui continue d’avancer.

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