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18/03/2016

Pourquoi j'aime mon métier ?

En voilà une question qui est bonne :-)

 

Je crois que la meilleure façon de l’expliquer c’est encore de relater (et sans doute bientôt de filmer) comment je suis quand j’interviens en club/société. C’est simple, j’explique de joie de vivre et de bonheur. Je suis MOI, je peux être MOI, cette fille super drôle, à la répartie vive et avec de l’auto dérision à gogo.

Je bosse 3 fois par semaine en société, c’est génial, j’adore car je ressors à chaque fois gonflée à bloc.

 

Chaque vendredi midi j’ai une quarantaine de personnes à chacun de mes cours,j e les suis depuis septembre. Au début du cours c’est le même rituel ils viennent 1 par 1 me faire la bise « Bonjour Coach », ils ont le sourire, ils sont tout simplement contents de me voir et contents de venir se détendre.

Mon cours est pas facile et surtout assez cardio mais ils aiment ça car pendant 1h ils oublient clairement le reste. On rigole, mais on rigole vraiment. Je leur fais des blind tests pour vérifier qu’ils font correctement les exercices et qu’ils savent ce qu’ils bossent (ben oui dans éducateur sportif il y a éducateur …). J’en ai toujours un qui répond à côté de la plaque et je suis toujours au taquet pour rebondir avec une petite blague. Mais ce qui est formidable c’est d’avoir face à soi des gens qui rient, et c’est vous qui apportez cette joie de vivre.

Ils sont là et ils viennent me voir et me dire « Merci merci Séverine, on adore tellement tes cours .Tu transpires la passion, la joie, on ressort de là avec un peps de fou »

 

Pourquoi j’aime mon métier ? Parce qu’à la minute ou je lance la musique je me sens pousser des ailes, je suis dans mon élément, je suis simplement MOI et les gens aiment cela. Je les entends rire, je les vois sourire et ils me remercient chaque semaine. C'est pas la plus belle des reconnaissances ? 

J’ai eu des semaines de merde ces derniers temps (il faut le dire niveau perso...) mais la seule chose qui n’a jamais mais JAMAIS défailli c’est ce feu sacré au fond de moi à chaque fois que je donnais un coaching ou un cours. J’ai fait 2 remplacements cette semaine et quand mon boss m’a contacté il a pris sa grosse voix « Séverine ça va pas du tout il va falloir cesser d’être vous parce que moi après plus personne ne peut passer derrière vous pour récupérer la place. Je peux pas vous cloner alors soyez sympa ne soyez plus vous ».

 

2016 tu démarres en me filant gifle sur gifle mais je peux te garantir que je ne vais pas lâcher comme ça le morceau.

Je fais faire des squats sur du Flashdance, je fais faire des pompes sur Time of my life, des burpees sur Maniac, des abdos sur du Maldon et j’en passe.

Tu sais quoi ?? Je ne suis pas prête de m’arrêter là…

Kiss on your ass

13/03/2016

Step by step

 

Aujourd’hui, j’avais mon premier rendez-vous, mon premier rendez-vous depuis…

J’ai accepté, tu penses : on m’invite à bruncher ça me change de l’autre qui ne m’invitait que le soir pour trinquer et être sur que j’allais dormir chez lui après.

Un rendez-vous en pleine journée voilà que je n’ai pas connu depuis un bail.

Alors j’ai dit oui mais ce matin au réveil j’étais angoissée, tétanisée et je réalise que j’ai peur, peur de ne pas être en sécurité. Tout mon chagrin des jours passés refait surface, j’ai vécu un tel ascenseur émotionnel pendant 3 semaines que je perçois mon corps qui tremble.

Tout semble si fragile autour de moi, mon petit cocon que je reconstruis jour après jour.
J’ai dépassé le stade du chagrin, j’ai démarré celui de la culpabilité.

La honte, celle de s’être laissée entrainé dans une telle relation et je me demande comment j’ai pu être aussi stupide, pourquoi je n’ai pas fui ? Réaliser qu’on s’est fait avoir est une chose, le dire à son entourage est autre chose. J’ai commencé et à chaque fois je m’effondre en larmes.

Cette relation a laissé des traces, elles ne se voient pas en apparence mais wowwwww elles sont profondes.

Je me sens telle une petite fille apeurée qui va être passée au peigne fin en allant à ce rendez-vous. Jusqu’à la dernière minute j’ai envie d’annuler et juste de faire demi-tour.

J’y vais pour me faire violence en fait, pour me brusquer.

 

Il est vraiment gentil, je réalise que je ne suis absolument pas habituée à cela. C’est drôle car il a du sentir ma crainte, il a juste effleuré mon épaule en traversant la rue et j’ai sursauté, il s’est excusé. Je ne supporte pas le contact, je n’arrive pas à laisser la moindre ouverture parce que j’ai trop peur de tomber sur quelqu’un qui va encore me briser.

 

Je tiens bon, je passe 2h à échanger mais j’ai qu’une envie c’est de rentrer dans mon périmètre de sécurité.

Je suis rentrée, je suis fière de ce premier grand pas.

 

Demain je démarre une nouvelle semaine de boulot et je sais que de ce côté là je suis en béton armé, je vais avoir ma casquette de coach sportif et avec elle rien ne peut m’atteindre parce que j’aime ce que je fais et que je le fais vraiment bien. Sous cette carapace il y aura la femme fragile certes mais qui continue d’avancer.

11/03/2016

Quelque part au coeur de la tempête 2/2

Il y a de ces histoires qui vous bouleversent, celles qui vous changent et vous savez que vous ne verrez plus les choses de la même façon.

Il y a cet homme pour qui j’étais prête à tout, à tout donner parce que chaque petite infime partie de moi frissonnait en sa présence. Parce que je me sentais vivante comme jamais alors qu’en fait je me perdais totalement en lui.

Que j’en ai oublié qui j’étais, mon rêve, mes amis, ma vie.

Ca va faire plus de 3 semaines que j’ai décidé de reprendre ma vie privée en main, 3 semaines que je suis partie, que j’ai disparu de la surface et 3 semaines que je guette un appel, un sms de sa part parce que me retrouver loin de lui m’effraie terriblement.

C’est fou l’impact que quelqu’un peut avoir dans votre vie quand vous vous abandonnez dans une relation.

Du coup je me blinde, je réagis à fleur de peau. Je rentre dans ma carapace, je mets des verrous, je ne laisse plus personne s’approcher de moi.

Je me reconstruis et je me demande si je vais pouvoir à nouveau faire confiance à quelqu’un. Parce que de ce que je constate de mes expériences passées et de ce que je vois ça devient de plus en plus compliqué les rapports humains.

C’est usant, j’ai l’impression que la spontanéité n’est plus, que tout est calculé pour éviter de trop se laisser aller.

Tu as le choix entre être quelqu’un qui laisse spontanément tes sentiments gérer ta vie ou bien tout mettre en veille et devenir insensible par crainte de voir tout voler en éclats et de ne plus avoir la force de recoller les morceaux.

Mais… mais alors on vit comment dans ce petit monde ?

 

Et puis j’ai trouvé. Ma bouée de secours, c’est mon job. J’ai regroupé tous les mots reçu de mes coachings, adhérents et je lis de la reconnaissance, de la gentillesse, de la sympathie.

Et je réalise : j’aime mon travail, je ne le fais pas pour l’argent, je le fais parce que j’aime donner aux autres et je donne sans compter. Elle est là ma force, cette passion : elle se sent. Les gens sont rassurés, je ne suis pas une machine, je suis comme eux avec des failles. Depuis 3 semaines la seule chose qui me fait sourire c’est quand je vais bosser.

 

Je n’ai jamais douté un seul instant que je voulais faire ce métier, c’est ma famille qui n’a eu de cesse de douter et qui doute toujours mais peu importe le constat est là : je suis à ma place et cela personne ne le changera